Peintre danseuse collagiste, Bilitisse est Docteur en Esthétique , et professeur de Danse contemporaine  . Elle a enseigné  l'Histoire de l'Art à l'Université Paris 8 et à l'université Paris 10   .

Sa Thèse intitulée: "Danse contemporaine, le hasard comme processus de création" a été soutenue à l' Université Paris 8 en 1994 . 

Bilitisse développe depuis  de nombreuses années  des recherches sur le « hasard objectif »,"le magique circonstanciel " et "les Champs magnétiques " chers au fondateur du surréalisme  André Breton,  sur l’imprévisible et l’aléatoire dans les processus de création.

Elle a, dans ce cadre, obtenu des prix, lors des rencontres chorégraphiques de l’Adiam 95, Premier Prix du public  avec  Migration où elle associait l’écriture picturale cinétique inspirée d’une œuvre de Vasarely les Zèbres, et le hasard dans la composition chorégraphique. Avec Coupures de Presse elle a obtenu  le Premier Prix du Jury pour une création inspirée des « Dance by Chance » de Merce Cunningham et des curieux « Fernand» d’Odile Duboc.

 

   

 

Clin d'Oeil 2024

Totem de chaise en transe 2025

 Les Zèbres "Migration"

duo dansé inspiré de l'oeuvre de Vasarely 1er Prix du Public Concours ADIAM 95

"Coupures de presse" 1er Prix du Jury Concours ADIAM 95

In extremis 2025      

A Ticket to ride 2025

 La Boîte à outils  2025

Danse de Balles ADIAM 95

Professeur certifiée de Philosophie, elle a orienté ses nouvelles créations vers la peinture et le collage, en interrogeant la présence des « Intrus », ces personnages mystérieux qui s'imposent au cœur de l'œuvre de manière inattendue. À cet égard, il convient de mentionner particulièrement l'œuvre intitulée « La boîte à outils ».

Ses recherches l’orientent actuellement vers la création d’œuvres narratives et surréalistes. Celles-ci mettent en scène l’étrangeté de la figure humaine, des animaux, des objets quotidiens, ainsi que des paysages issus du monde minéral, végétal ou aquatique.

Les œuvres de Bilitisse ont pour objectif de convoquer nos pulsions vitales afin d'explorer ce qui, dans nos actions, demeure intentionnel face à ce qui peut survenir de manière imprévisible.

Dans cette perspective, Bilitisse s'inscrit dans la lignée de l'héritage légué par le Maître de l'Art Brut, Jean Dubuffet, en mettant en avant « le duo dansé du peintre avec le hasard ».

Elle prend également en compte les dimensions imprévisibles du « dessin automatique » ainsi que la démarche intuitive de peintres tels que Max Ernst, qui exploitent de manière systématique « la rencontre fortuite de deux réalités distantes sur un plan non convenant ».

Plus profondément, Bilitisse vise à déceler en peinture ce que John Cage privilégiait dans ses créations musicales : une certaine "musique du quotidien" emplie de "sons qui marchent dans le silence", illustrant un paradoxe central dans son œuvre qu’il désignait sous le terme de « purposeful purposelessness », soit « l’absence intentionnelle d’intention ».